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Portraits des gens d'ici

Portraits d'acteurs touristiques locaux

#6 Portrait RésOT : Maryline Fages

26/05/2020

 

 

 

 

 

Et si on en profitait pour apprendre à se connaître entre acteurs touristiques ? 

 

Le portrait de la semaine réalisé par Cécile : Maryline Fages, productrice de lait de brebis à Assac.

maryline fages from d'aqui

 

from d'aqui

Maryline est à la fois, épouse, maman, agricultrice, cuisinière, fromagère et j’en passe. C’est une femme plurielle de 36 ans qui a dû mal à se poser et ne connaît pas la cagne. Encore une ! Pleins d’idées dans la tête, qu’elle arrive à mettre en oeuvre petit à petit, étape par étape, méthodiquement, avec son franc parler et son accent chantant pur Sud-Ouest. Maryline et Dominique font parti des pionniers sur les hauteurs de la Vallée du Tarn côté Ségala à ouvrir les portes de leur ferme aux visiteurs. Cette femme de coeur et de parole exerce cette activité avec passion et générosité après une reconversion professionnelle réussie. Les brebis sont choyées tout comme les visiteurs qui viennent s’attabler pour l’excellent goûter fermier après une visite. Ce Pays, “ce pais”, c’est sa terre, sa famille, ses amis, ses animaux, son air, sa nature, son sang, sa vie et son attache y est viscérale. Il faut un sacré tempérament pour changer de vie, se lancer dans une nouvelle direction, c’est une de ses forces qui est probablement liée à son signe astrologique, le bélier ! Découvrez le portrait de Maryline Fages, une paysanne fromagère déterminée, au pied des éoliennes d’Assac.

1) Quelle activité exercez-vous ?

Je suis agricultrice depuis 1 an. Je me suis reconvertie après 14 ans de métier de cuisinière à la maison de retraite de Trébas, J’ai quitté mon travail pour rejoindre mon mari Dominique à la ferme et pour développer une activité de fromagerie et d’accueil à la ferme que j’avais déjà amorcé depuis 5 ans en parallèle de mon travail. En 2003 nous avions déjà fait une année de goûter à la ferme, c’est une histoire qui dure depuis un petit moment.  

 

2) Depuis longtemps ? Une histoire familiale ? Autre ?

La ferme c’est une vraie histoire de famille qui a fini en histoire d’amour. Ma famille habite à 1km de la ferme de Dominique et élève des brebis. Nous nous sommes mariés entre voisins. Nous avons fusionné nos deux passions. Le démarrage des goûters à la ferme a permis de conjuguer l’amour de la ferme, de l’agriculture et de la cuisine avec un désir de partager avec les visiteurs. C’est de cette manière qu’est arrivé le fromage, en donnant un sens à notre projet.

3) Pourquoi habitez-vous ici ?

Nous sommes des enfants du Pays, on l’aime, on a grandi ici. Concernant la ferme il était évident qu’il fallait vivre sur place, c’est pour cette raison que nous y avons construit notre maison. Nous allons bientôt construire une fromagerie avec une salle de réception pour accueillir les visiteurs dans les meilleures conditions de confort et d’accessibilité.

 

4) Depuis que vous exercez cette activité, l’avez-vous développée ?

Nous avons commencé avec les moyens du bord, c’est à dire avec une salle de transformation au sous-sol pour fabriquer les fromages et une pergola attenante à notre maison pour l'accueil des groupes. Aujourd'hui mon souhait est de développer cette activité à part entière parce que c’est le projet de ma vie, la continuité de plusieurs années d’école hôtelière et de passion.

 

visite à la ferme from d'aqui
fromages from d'aqui

5) Pourquoi il faut absolument venir chez vous ?

En poussant les portes de la ferme de la Lauzière et de la fromagerie From d’Aqui, vous entrez dans une ferme familiale où on vous fait partager notre quotidien d’agriculteur, d’éleveur, de cultivateur, de transformateur, et tellement de métiers divers encore. Notre quotidien est très riche en savoirs-faire. Nos esprits sont attentifs à toutes vos interrogations et tous les sujets sont abordés. Nous nous rendons bien compte particulièrement aujourd'hui que les gens sont de plus en plus sensibles à l’agriculture/produits locaux. Un retour aux sources même de quelques heures est toujours apprécié par les petits et par les grands. N’oublions pas qu'il y a 2 ou 3 générations tout le monde avait un aïeul qui vivait à la ferme...

 

Les spécialités made in From d’Aqui ? Maryline répond la générosité, l’authenticité dans  tout ce qu’ils font, de la confiture au riz au lait en passant par le plateau de fromage !

 

6) Avez-vous un rôle politique ou une autre casquette localement ?

Non pas vraiment. Dominique fait parti du conseil municipal à Assac. Nous cherchons simplement à promouvoir notre patrimoine local au travers de nos activités.

 

7) Portrait chinois pour mieux vous cerner

Couleur préférée : J’adore toutes les couleurs vives qui ont du pep’s

Chanson : Talkin' Bout A Revolution  de Tracy Chapman

Elément : Air (j’ai besoin d’oxygène, de la nature)

Film/série : Les dieux sont tombés sur la tête, (c’est un souvenir d’enfance !)

Animal : Chat

Sport : joker :-)

 

8) Comment vivez-vous cette période de confinement ?

A 200 à l’heure. Les brebis mangent il faut les traire quand même. Là où ça change, c’est la vente directe avec la mise en avant des produits locaux qui retrouvent un engouement auprès des consommateurs.

 

9)  Pour finir, quel est votre coup du cœur du territoire et pourquoi ? Que conseillez-vous de visiter à vos clients, tout proche de chez vous ?

J’hésite entre deux sites mais je ne peux pas choisir. Ambialet est un site magnifique, qui a su garder son côté sauvage, ce n’est pas pour rien qu’elle est une Petite Cité de Caractère. Trébas quant à elle, dégage une certaine chaleur (et convivialité ajoute Cécile). C’est une mini station balnéaire. La plage de Trébas c’est un sentiment de vacances immédiat. La descente en canoë relie ces deux lieux que j’adore où on peut profiter de cette belle nature intacte et c’est vraiment un moment unique. 

 

Pour contacter la fromagerie From d’Aqui et les goûters à la ferme estivaux de Maryline : 173 chemin de la Lauzière 81340 ASSAC, Tél. : +33 (0)5 63 79 51 41 / +33 (0)6 89 35 94 56http://www.fromdaqui.fr/

 

from d'aqui

 

#5 Portrait RésOT : Stéphanie Picarel

18/05/2020

 

 

 

Et si on en profitait pour apprendre à se connaître entre acteurs touristiques ? 

 

Le portrait de la semaine réalisé par Cécile : Stéphanie Picarel, propriétaire de gîtes à Villefranche d'Albigeois.

stéphanie picarel

 

la bouriote

 

À Villefranche d’Albigeois, une ancienne bastide créée en 1269, s’est installée récemment une femme énergique et passionnée « à la positive attitude » contagieuse ! Nous vous conseillons d’en abuser ces temps-ci. Stéphanie est un de ces acteurs touristiques qui, tel un rayon de soleil, amène de la fraîcheur et du dynamisme à notre territoire. Cette jeune quadra originaire de la Ville Rose tient un ensemble de gîtes dans un ancien corps de ferme qu’elle a rénové avec son compagnon ! La nature est devenu son art de vivre. Un retour à l’essentiel peut-être ? Elle nous dévoile sa nouvelle vie, ses envies, sa vision des choses et sa joie de vivre. Je vous propose d’embarquer pour un nouveau portrait, celui de Stéphanie Picarel, épicurienne dans l’âme.

 

1) Présentation brève :

J’ai 44 ans. Je suis née à Toulouse le 21 Octobre 1975 mais mes racines sont Tarnaises. Ma mère est née et a vécu à Albi durant la seconde guerre mondiale. Ma grand-mère, figure de la Résistance, aujourd’hui décédée, a d’ailleurs eu la médaille des Justes parmi les justes. Mon père est originaire de Saint Pierre de Trivisy où sa famille occupait le côté gauche de l’avenue de Lacaune.

 

Mon signe astrologique est donc « Balance » et en effet, j’aime l’équilibre et ne supporte pas l’injustice. Je suis une passionnée avec 10 000 idées à l‘heure qui me passent par la tête. Je suis parfois épuisante à ce qu’il parait mais je me soigne. J’aime rire. Je n’aime pas les gens qui se prennent trop au sérieux.

J’ai été entre autres, comptable puis Contrôleur de gestion dans la Fonction publique pendant 18 ans spécialisée dans les marchés publics et finances publiques. Oups ! A vos souhaits !

 

2) Quelle activité exercez-vous ?

Clairement plus en accord avec ma vie professionnelle et après un accident domestique où j’ai eu beaucoup de chance et un burn out plus tard, je me suis reconvertie en suivant ma passion depuis toujours :  les plantes, les animaux, les humains….  Quelques années d’études après riches de rencontres extraordinaires, plusieurs formations et certificats en poche, je suis en train de quitter la Fonction Publique et m’installer comme Conseillère en Phytothérapie/Fleurs de Bach et Massages bien-être et applications locales naturelles même si le Covid-19 et le confinement ont pour le coup, grandement retardé les choses. Mais ce n’est pas grave, pour moi « les choses se font comme elles doivent se faire ».

 

3) Depuis longtemps ? Une histoire familiale ? Autre ?

En 2014, avec mon conjoint André Dumas, on a pris conscience qu’on menait une vie de dingue dans l’Hérault. Un département très beau mais très encombré dirons-nous.

En 3 mois, nous avons vendu notre villa à Villeveyrac et nous sommes partis dans le Tarn avec notre fils et nos « bestioles ». Nous savions qu’on voulait venir à proximité d’Albi car par commodités, nous voulions la proximité d’une ville à taille humaine.

 

Entre temps, nous trouvons la Ferme pour laquelle, malgré son état, nous avons un coup de cœur. Ma maman m’a dit quelques temps après : « Boudiiouuuu, la première fois que nous sommes venus voir la ferme, quand j’ai vu son état, ça m’a donné envie d’aller me coucher » c’est dire.   Je vous rassure depuis ça va beaucoup mieux !

 

Nous nous sommes installés dans une location à Villefranche en février 2015 et avons acheté la ferme de La Bouriote en Avril de cette même année.

Depuis, exit les amis (ce sont eux qui sont venus), les week-end, les vacances et en avant les travaux.

On est donc partis de zéro. Les vaches étaient encore dans la grange quelques jours avant notre visite. Nous n’avons conservé que les murs et nous avons réhabilité l’ensemble. Petite confidence : Je crois qu’il faut être dingue ou ignare pour s’embarquer dans un projet pareil !

 

Enfin, on y est arrivé !! Yesss !! et on est ravis bien-sûr !

la bouriote

4) Pourquoi habitez-vous ici ?

On adore cet endroit pour son calme, sa vue qui est à tomber, observer ses résidants. Et puis, bien-sûr, la proximité du village et de ses commerces (200m ça va !), son point central pour partir à la découverte du territoire. Et bien entendu, la proximité d’Albi et de tout ce qu’elle propose à tous les niveaux. Et en plus, elle est juste, magnifique ! Cette cathédrale et son histoire sont juste incroyables.

 

5) Depuis que vous exercez cette activité, l’avez-vous développée ?

On est parti de zéro… Nous avons mis 3 ans pour faire le gros du boulot : notre habitation et le petit gîte rebaptisé « l’ancienne forge » ou « la chouette ». Et ensuite, 2 ans de plus pour réaliser le grand gîte avec lequel nous devions faire notre première vraie saison cette année.

la bouriote

 

6) Pourquoi il faut absolument venir chez vous ?

Venir chez nous… En fait, même si on est chez nous, cette ferme et son histoire font qu’elle est avant tout au village. Le papi René et sa famille ont marqué les esprits des villefranchois. C’était la ferme du partage. René y faisait des paniers en osier. Il avait des vaches et les gens venaient y chercher le lait. C’était une figure locale !

 

Alors venir chez nous, venir à La Bouriote, c’est continuer l’histoire. La faire vivre et en profiter. Ici, on s’espatare dans les transats. On enlève la montre car ici le temps s’est arrêté. Les enfants profitent de l’aire de jeux. On laisse la voiture au parking à l’entrée et on se déplace à pied y compris pour aller faire les courses au village. On se régale de grillades. Et le soir, on observe les étoiles.

 

On profite des légumes du potager surtout des tomates, (Nous on adore ! Surtout que les plants nous sont offerts chaque année par un copain qui fait ses semis avec notre fumier et nous en fait ensuite profiter !). Un jardin de plantes aromatiques est également à disposition avec du Thym, du romarin, du basilic, de la marjolaine et on se sert aussi du jardin de plantes sauvages comestibles (alliaire, pissenlits, vesce…)  qui nous entoure ! On goûte la cramaillote, la gelée de sureau et le vrai sirop de menthe qu’on déguste à l’ombre des chênes centenaires en regardant les autres jouer à la pétanque.

La vie du Sud quoi et les saveurs du Sud-Ouest !! Et quand le cœur nous en dit, on chausse les baskets, on prend les maillots et direction le Lac de La Bancalié, les Cascades d’Arifat, Le Tarn et la presqu’île d’Ambialet…

 

7) Avez-vous un rôle politique ou une autre casquette localement ?

Je n’ai pas d’autres rôles pour le moment. Honnêtement je n’en ai pas le temps. Par contre, nous sommes aussi Refuge LPO et avons créé une association « Naturaflore » qui propose des formations sur les plantes et les Fleurs de Bach. On retrouve tout cela sur notre site internet : www.giteslabouriote.com

Ah siiiii, j’oubliais je suis Ambassadrice d’Albi membre n°984 !

 

8) Portrait chinois pour mieux vous cerner

Couleur Préférée : Le bleu ou les bleus mais j’aime aussi le rose et certains verts.

Chanson : Tu es mon autre de Maurane mais pfffou en fait, y’en a plein.

Elément : Bois

Film/ Série : Le Grand bleu/ Avatar/ Femmes au bord de la crise de nerf d’Almodovar et Série : La Coccinelle.

Animal : le lapin

la bouriote

 

 

9) Comment vivez-vous cette période de confinement ?

On ne va pas se plaindre car on a la chance d’avoir beaucoup de place dedans et dehors mais c’est socialement que ça commence à devenir long et financièrement, il ne va pas falloir que ça dure trop longtemps sinon là aussi ça va devenir compliqué.

 

10) Pour finir, quel est votre coup du cœur du territoire et pourquoi ? Que conseillez-vous de visiter à vos clients, tout proche de chez vous ?

Le Lac de La Bancalié, le Tarn et la presqu’île d’Ambialet, les Cascades d’Arifat... Il y a en a tellement !!

 

 #4 Portrait RésOT : Ghislaine Rugen

11/05/2020

 

 

 

 

 

Et si on en profitait pour apprendre à se connaître entre acteurs touristiques ? 

 

Le portrait de la semaine réalisé par Cécile : Ghislaine Rugen, propriétaire de chambres d'hôtes à Trébas-les-Bains.

ghislaine rugen

 

chambres d'hotes les bains

 

 

Ghislaine Rugen, 63 ans, retraitée active, tient une chambre d’hôtes à Trébas-les-Bains, un lieu chargé d’histoire à la limite du Tarn et de l’Aveyron. Son sourire et sa joie de vivre vous font oublier tous vos soucis en un instant. Si la générosité et la bienveillance avaient une couleur, ce serait certainement les préférées de “Gigi”. Après une vie professionnelle bien remplie en région parisienne, c’est tout naturellement qu’elle est revenue s'installer avec son mari près de là où elle est née (à Brousse-le-Château). Investie depuis de nombreuses années pour la vie de son village et son territoire, elle souhaite partager cette douceur de vivre aux touristes, heureux de découvrir un hâvre de paix.

Découvrez son portrait ici ! 

 

1) Présentation brève :

Je m’appelle Ghislaine RUGEN, j’ai 63 ans et j’habite dans les anciens thermes de Trébas. Je suis née en juillet sous le signe du cancer. Avec mon mari, Pascal, nous sommes arrivés à Trébas en 2005. Nous venions de quitter Paris où nous avions un bar, tabac, brasserie dans le 15ème arrondissement.

 

2) Quelle activité exercez-vous ?

Nous avons ouvert 3 chambres et table d’hôtes que nous avons tout naturellement appelé :    « Les Bains de Trébas »

 

3) Pourquoi habitez-vous ici ?

Trébas nous a séduit par son accueil, sa tranquillité, son dynamisme et sa proximité avec mon village natal, Brousse-le-Château.

 

4)  Depuis que vous exercez cette activité, l’avez-vous développée ?

Après quelques travaux de rafraîchissement, nous avons débuté notre activité en 2007

5) Pourquoi il faut absolument venir chez vous ?

 Le parc des Bains, son calme, sa situation à l’orée du bois et à côté du village en font un hébergement idéal pour tous. Les activités pour les sportifs sont au village de Trébas : canoës, vélos, baignade, pêche, randonnée, pétanque, tennis, jeux d’enfants, camping…

Les Bains de Trébas sont ouverts toute l’année sur réservation. Notre table d’hôtes vous propose, selon la saison, des plats traditionnels du Tarn et de l’Aveyron, salades composées du jardin de Pascal, veau et agneau du pays, roquefort, flaune, pour ne citer que quelques exemples.

 

6) Avez-vous un rôle politique ou une autre casquette localement ?

J’ai été présidente du Syndicat d’Initiative de Trébas, de 2006  à la création de notre nouvel Office de Tourisme de la Vallée du Tarn et Monts de l’Albigeois.

De 2014 à 2020 conseillère municipale à la mairie de Trébas en charge de la base de loisirs et du dossier du Pavillon Bleu

 

chambre d'hotes les bains

7) Portrait chinois pour mieux vous cerner

Comme tout le monde le sait ici, le bleu est ma couleur préférée. J’aime la musique classique, Paolo Conté et bien d’autres et les films policiers. Mon animal totem est la souris hi hi hi !!!

 

8) Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Cette période de confinement, ne m’a pas trop pesée, car étant à la campagne, avec Pascal nous avons mis le jardin au « top », la pelouse est « nickel », les semis poussent et les rangements en tout genre vont bon train.

 

9) Pour finir, quel est votre coup du cœur du territoire et pourquoi ? Que conseillez-vous de visiter à vos clients, tout proche de chez vous ?

Durant le confinement et même toute l’année, je ne peux que vous conseiller de vous rendre sur les « Légendes du Tarn » c’est une chasse au trésor qui se pratique en famille. Elle vous permettra de découvrir l’Albigeois en attendant de la faire pour de vrai.

Pour télécharger le jeu : Sur l'App Store et Sur Google Play.

 Les touristes apprécient tous notre belle vallée pour son accueil, ses restaurants, marchés, fêtes,  paysages, randonnées, senteurs (menthe sauvage), curiosités (miellerie vinaigrerie), sa baignade en eaux vives (Pavillon Bleu), sa tranquillité, sa simplicité, et sa convivialité. Les châteaux de Coupiac et de Brousse-le-Château, les églises de Plaisance, de Lacam et d’Alban avec les peintures de Nicolaï GRESCHNY sont à visiter absolument lorsqu’on est à Trébas. 

 

 #3 Portrait RésOT : Henri Ferrié

04/05/2020

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si on en profitait pour apprendre à se connaître entre acteurs touristiques ? 

 

Le portrait de la semaine réalisé par Cécile : Henri Ferrié, gérant du centre touristique Val d'Assou à Paulinet (gîtes, balades et activités). 

 

Henri Ferrié

 

lou paousadou

Henri, Paulinetois depuis plus de 40 ans et retraité actif depuis peu ! Gérant de gîtes sur les hauteurs de la Vallée du Tarn, Henri s’est investi progressivement dans des actions de développement touristique de son territoire, d’abord au Syndicat d'initiative des Monts d’Alban puis à l’Office de Tourisme Vallée du Tarn et Monts de l’Albigeois dont il est aujourd'hui l’actuel président. Ce passionné de nature, de théâtre, de bénévolat pourrait-on dire, est un orateur qui sait retenir le souffle et les émotions de son auditoire. Un petit cour de patois doit sûrement être proposé aux visiteurs du Val d’Assou. Accompagné de Laïka (sa chienne) et Tagada (son ânesse), ses fidèles compagnons, si vous cherchez Henri, il s’affaire autour de sa maison et à la veille de ce mois de mai, il ramasse le muguet pour créer de jolis bouquets à offrir à nos aînés des maisons de retraites. Portrait d’un homme charismatique, toujours le sourire aux lèvres et une plaisanterie à raconter !

 

1) Présentation brève 

 Originaire de « Fontcouverte » commune de Bellegarde-Marsal, Henri FERRIE, 69 ans, marié avec Maryse, père de 2 filles (Aude et Estelle),  retraité, habite au hameau de « La Barraque » commune de Paulinet (3 km d’Alban), depuis  1978, soit depuis 42 ans, suite à un début d’activité professionnelle à Pau pendant 3 ans.  

 

Lors de mon arrivée dans le hameau, avec mon épouse et ma fille aînée de 15 mois,  notre maison était quasiment en ruine et ne disposait d’aucun confort  (un seul robinet d’eau, pas de WC, pas de salle d’eau, pas de chauffage,…) et des arbres avaient commencé à pousser sur les murs des anciennes granges. C’était un hameau en cours d’abandon total. Pour beaucoup, y compris de mes proches, c’était une folie que de venir s’y installer. Un commerçant d’Alban nous avait certifié même  nous ne passerions pas le premier hiver. Nous en avons déjà passé 42 !!!!

 

Tout était à faire, en pleine nature, au milieu des prés, des champs et des bois. Voilà un beau projet ! Aucun regret, si c’était à refaire je recommencerai.

Ingénieur agricole de formation, juriste en droit rural par formation universitaire complémentaire, et devenu ainsi avocat en 1992, j’ai toujours été passionné par le conseil auprès des agriculteurs et autres opérateurs professionnels du monde rural.

 

Tombé dans la « marmite agricole » dès ma naissance j’ai toujours eu une passion pour les hommes et les femmes de la terre, et pour leurs activités professionnelles variées, qui contribuent toutes à l’objectif unique, à savoir être les «  nourriciers des hommes » !

 

En 1984, je réduis mon activité salariée de conseil à 2 jours par semaine, et avec mon frère nous mettons en place, à « La Barraque » un troupeau de vaches laitières, suivi quelques années plus tard d’une activité  complémentaire de vente de lait cru et d’une  fabrication fromagère, le tout sécurisé par un réseau d’irrigation avec création d’un lac collinaire.  C’était le début de ma pluriactivité qui durera jusqu’en 2008 (24 ans), période de travail intense ou se sont succédées certains jours la traite des vaches, la livraison des fromages et l’audience au tribunal, le tout avec une grande passion de cette diversité d’activités.  

 

val d'assou

 

2) Quelle activité exercez-vous ?

Tout ce que je viens succinctement d’évoquer est à ce jour terminé, et ma seule activité professionnelle aujourd’hui est celle d’un petit « auto-entrepreneur » qui gère une « mini boutique de produits du terroir, dans la salle de billard « lou fournial »,  pour les résidents touristiques du VAL D’ASSOU.Le VAL D’ASSOU est à ce jour le nom commercial ( marque déposée) du regroupement de la gestion de deux  « meublés de tourisme » par mes filles (Aude et Estelle), d’une aire d’accueil de camping-caristes du réseau « France Passion », de la petite boutique de produits du terroir,

et de l’accompagnement en été d’une éco-balade de 4 kilomètres, sur le « sentier du Val d’Assou » , spécialement aménagé pour une découverte de la biodiversité locale (flore, faune, etc….) le tout clôturé par un apéritif « A la découverte des Vins Bio de Gaillac »

En un mot je suis devenu le « concierge actif » de ce petit paradis de Nature, dont je suis tombé amoureux depuis 42 ans, et l’amour dure encore !!!, mais sous une autre forme !    

 

3) Depuis longtemps ? Une histoire familiale ? Autre ?

L’activité touristique a débuté en 1986, un peu par hasard, avec la libération d’un petit logement de 50 m² situé dans le hameau, suite au départ de l’occupant de l’époque. Ce gîte, aujourd’hui dénommé « Lou Granié » a fait l’objet d’une rénovation depuis 5 ans environ. Depuis l’origine nous sommes adhérents et labellisés « Gîtes de France » et rattachés à la centrale de réservation de l’ATTER.

 

En 2004, afin d’éviter un éventuel conflit de voisinage, eu égard à la présence de nos vaches et de leur nuisance,  l’une de mes filles (Aude) a acheté dans le hameau un petit bâtiment agricole désaffecté, et quasiment en ruine, qui a été restauré et agrandi. Ce gîte de 120 m² environ, dénommé « Lou Paousadou », a une capacité actuelle de 8 couchages et dispose de 2 terrasses extérieures, dont l’une est équipée d’un spa depuis 2019.

Ces 2 gîtes sont classés « meublés de tourisme » 3 étoiles depuis 2 ans.

 

Le lac collinaire présent sur l’exploitation, toujours susceptible de fournir de l’eau d’irrigation aux exploitants agricoles des terres, a fait l’objet récent d’un entretien et d’un aménagement, qui permet à ce jour aux touristes, à partir de l’aire de pique-nique aménagée,  de pratiquer soit le repos, soit la pêche, soit la baignade, soit la promenade en pédalo.   

 

L’activité touristique actuelle du Val d’Assou a initialement démarré, plus par l’effet du hasard ou de la sécurité de l’activité agricole existante, que par un choix délibéré. C’était une forme de diversité des activités professionnelles agricoles existantes.

4) Pourquoi habitez-vous ici ?

Parce que le Val d’Assou, site unique (comme beaucoup !), c’est aujourd’hui le Paradis des Monts d’Alban !

Où voulez-vous que nous soyons mieux ? A la ville ? Surtout pas !

 

5) Depuis que vous exercez cette activité, l’avez-vous développée ?

Eu égard à l’engagement de mes filles à poursuivre cette activité et à leur implication, nous avons décidé ensemble d’accroître l’attractivité du site sur plusieurs plans :

 

val d'assou

- améliorations qualitatives des lieux d’accueil (travaux de finition sur les locaux, aménagement de l’espace « lac », aménagement de la boutique « Lou Fournial », aménagement de la grange « La Fénial » à usage de salle de jeux,….)

 

- restauration et aménagement en cours d’une ancienne « petite étable » qui sera dénommée « L’estaplou » en vue de l’accroissement, sur option, de la capacité de couchage de l’un ou de l’autre gîte, avec utilisation ultérieure possible en « gîte d’étape » pour 2 couchages, eu égard à la proximité avec le GR 36 (2 km)

 

- projet de restauration en « éco-gîte insolite » pour 2 couchages d’une cabane « La Jasse de la Grabasse », située en surplomb du lac, aménagement « spartiate » (sans eau, sans électricité, sans accès routier, toilettes sèches,…) qui sera réalisé uniquement à partir de matériaux naturels locaux (bois, pierres, ardoises,  à l’exclusion de tous produits plastiques ou synthétiques).  

 

- amélioration de la communication avec la mise en place récente (décembre 2019) d’un site internet (Merci Cynthia !),  réalisation d’une plaquette de présentation du Val D’ASSOU, marquage de stylos publicitaires «  Val d’Assou ».

 

Vivre, c’est faire des projets, et si possible les réaliser !!!

 

6) Pourquoi il faut absolument venir chez vous ?

Pour se « confiner à la campagne » et passer plusieurs jours de « désintoxication urbaine » et redécouvrir la vraie nature qui nous entoure (silence nocturne, nuit noire sans pollution lumineuse, sommeil retrouvé, chants des oiseaux, flegme des vaches « Aubrac », riche biodiversité locale, randonnées contemplatives, soleil et fraîcheur de l’été, ……) et surtout l’accueil et le sourire des « concierges » !!!

 

7) Avez-vous un rôle politique ou une autre casquette localement ?

Je n’exerce, et je n’ai jamais exercé, de mandat particulier en tant qu’élu. Mes seuls engagements, tout au long de ma vie, ont été dans le monde associatif, et toujours « bénévole ».

A ce jour je suis (encore !) Président de l’Office de Tourisme de la Vallée du Tarn et des Monts de l’Albigeois, étant précédemment au conseil d’administration de l’ancien Syndicat d’Initiative des Monts d’Alban.

Du fait de mon ancienne activité professionnelle, je suis également au conseil d’administration de plusieurs associations professionnelles (vice-président de l’AFDR Midi-Pyrénées, secrétaire de l’ANAVOR, administrateur d’AGRI GESTION PURPAN, et administrateur de la Fondation PURPAN).

val d'assou

 

8) Portrait chinois pour mieux vous cerner

Couleur préférée : le vert

Chanson: Brassens, Brel, Bécaud, Aznavour, mais plutôt la musique classique

Elément : la terre

Film/série : plutôt le théâtre

Animal : le chien et la vache

Sport : le billard français, le vélo, la randonnée pédestre

Mon secret (est-il chinois ?) : Prévoir « peu », faire toujours « plus », et savourer ainsi chaque fin de journée !!!

9) Comment vivez-vous cette période de confinement ?

« Très Bien » et honteusement à l’égard de beaucoup de français. C’est un privilège en ces temps compliqués que de pouvoir disposer d’un espace « nature » de 50 hectares, sur lesquels je peux réaliser de nombreux travaux manuels d’entretien et de jardinage, dont j’ai toujours eu la passion, et notamment cette année avec la mise en place (plantation et pose de  filets de protection) de 250 mètres de haie champêtre (3° plantation de haie en 7 ans).

 

10) Pour finir, quel est votre coup du cœur du territoire et pourquoi ? Que conseillez-vous de visiter à vos clients, tout proche de chez vous ?

Mon coup de cœur : en premier la beauté de la ville d’Albi et de son musée Toulouse-Lautrec, et en second la pittoresque Vallée du Tarn et sa merveilleuse campagne vallonnée environnante.

Visite la plus proche du Val d’Assou : L’église d’Alban avec ses merveilleuses fresques de Nicolaï GRESCHNY, peintre que j’ai eu l’occasion de côtoyer dans ma jeunesse du fait de ma proximité à l’époque avec la « Maurinié », son lieu de résidence, et qui venait prendre l’autobus (!) devant ma maison natale.

 

 

 #2 Portrait RésOT : Pascal Sudre

27/04/2020

 

 

 

 

Et si on en profitait pour apprendre à se connaître entre acteurs touristiques ? 

 

Le portrait de la semaine réalisé par Cécile : Pascal, gérant d’un hôtel-restaurant dans la haute Vallée du Tarn, à deux pas de l’Aveyron.

 

Pascal Sudre

 

Hostellerie des Lauriers

Pascal Sudre, hôtelier-restaurateur de 53 ans né dans le Lauragais, est un homme énergique qu’il faut arriver à suivre mais qui a su garder son âme d’enfant. Une idée à la minute et une gentillesse à revendre rehaussée d’une bonne louche d’accent du Sud-Ouest, un régal. Arrivé à Villeneuve sur Tarn, commune de Curvalle située à 45 min d’Albi, il y a presque 30 ans, Pascal a su rapidement devenir un personnage emblématique du Tarn, connu et reconnu également chez nos voisins aveyronnais. Actuellement Président délégué des Logis du Tarn, il représente fièrement et dignement sa Région lors d'événements nationaux notamment au salon de l’agriculture à Paris, répondant toujours présent quand on a besoin de lui. Pascal est un animateur né qui adore les défis, capable de pagayer en canoë dans la fontaine du centre-ville de Montpellier pour parler du Tarn ! Au petit soin constamment pour sa clientèle, son village, son territoire, en lui se reflètent assurément les plus belles couleurs du Tarn qui coule au pied de l’Hostellerie des Lauriers.

Portrait d’un tarnais d’adoption au grand coeur.

 

1) Quelle(s) activités exercez-vous ? Depuis longtemps ? Une histoire familiale ? Autre ? 

 

Je suis gérant de l’Hostellerie des lauriers à Villeneuve sur Tarn (commune de Curvalle), hôtel-restaurant 2* avec mon épouse Chantal depuis 1991. Mes grands-parents paternels avaient un café à Montégut Lauragais, à côté de Revel dans le Lauragais où j’ai grandi. J’ai toujours servi, aidé, trafiqué derrière un bar et été intéressé par la cuisine. A 18 ans, je quitte l’école hôtelière de Montauban avec CAP et BEP cuisine en poche. J’ai commencé à travailler dans des restaurants à Toulouse puis nous avons tenu un restaurant à Réquista pendant un an avant de nous installer ici à Curvalle.

 

2) Pourquoi habitez-vous ici ?

J’étais à la ville et j’avais envie d’habiter à la campagne.  Je connaissais déjà Trébas adolescent car je venais voir des compétitions de motocross, ça a dû jouer, la vallée est magique quand on arrive de la plaine du Lauragais, c’est exceptionnel. Nous étions à Réquista en 1990 quand nous avons eu connaissance d’un appel à candidature pour reprendre le restaurant Les Lauriers à Curvalle qui avait été racheté 1 an plus tôt par la Mairie au décès du propriétaire.

La bâtisse de charme du XVIIIe siècle en pierre sèches, toit de lauzes et terrasse côté Tarn a séduit le jeune couple. Pascal avait alors 24 ans : « Nous avons un coup de cœur mais on n’y croyait pas, on ne pensait pas rester là ».  Il y a eu près de 120 appels, 150 visites et 7 candidatures.  

 

pascal sudre salon de l'agriculture

3) Depuis que vous exercez cette activité, l'avez-vous développée ?

Nous avons commencé en janvier 1991 et ouvert le restaurant en juin 1991. Deux ans après, nous avons ouvert en complément un petit hôtel familial de 8 chambres. La dernière grande phase de travaux a été l’installation de la piscine et du jacuzzi à l’été 2000. L’établissement fonctionnait bien avec des séjours à thème notamment « rando », jusqu’en 2003 il y avait 8 employés à nos côtés. Quelques difficultés par la suite ont eu pour conséquence la baisse de notre activité. Nous n’avons pas eu la possibilité d’acquérir le bâtiment malgré un accord avec le bailleur.

 

4) Pourquoi il faut absolument venir ici, chez vous ?

Ce sont les clients qui répondent : « ici c’est la convivialité, l’accueil est chaleureux. Les assiettes sont très colorées avec fleurs et herbes aromatiques à l’image de ce lieu et de ses gérants. Les produits sont de saison et les plats gouteux. C’est un lieu paisible situé au bord du Tarn, parfait pour se ressourcer. » Pascal et Chantal proposent trois spécialités : la soupe à l’ail rose de Lautrec en général au printemps pour la réouverture ; il y a aussi le veau du Ségala et de l’Aveyron grillé avec les herbes du jardin ou encore la truite, produit frais, présentée avec un beurre d’herbe avec de l’agastache, mélisse et herbes du jardin. Nous en avons l’eau à la bouche.

 

5) Avez-vous un rôle "politique" ou une autre casquette localement (ou plusieurs) ? 

Je suis président délégué des Logis du Tarn. Je monte deux fois dans l’année à Paris à la fédération nationale. Nous faisons plusieurs animations chaque année avec Agropoint, le Département et Tarn Tourisme où les visiteurs peuvent goûter les spécialités tarnaises comme la soupe à l’ail Rose de Lautrec, le veau du Ségala et de l’Aveyron, l’Agneau à l’ail de Lautrec. »

 

Pascal est également administrateur de l’Office de Tourisme Vallée du Tarn et Monts de l’Albigeois et membre fondateur de l’association locale « Curvalle d’hier à aujourd’hui » avec deux habitants du village. Ils organisent des animations toute l’année, ont créé un petit musée du cordonnier et un petit marché (le dimanche matin et en juillet/août le mercredi soir). En somme ils font revivre le riche passé du village et se tournent également vers l’avenir avec un mot qui résonne, l’entraide.

 

6) Portrait chinois pour mieux vous cerner 

Couleur préférée : « J’aime tout ! Je ne sais pas, mets ce que tu veux ! » me répond Pascal (Cécile)

Chanson : Police, Sting

Elément : eau, la pluie

Film/série : Louis de Funès, tout ce qui fait rire

Animal : serpent (attrapait les serpents petits dans le ruisseau de son village)

Sport : rugby (son côté Lion)

hostellerie des lauriers

7) Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Cette période est compliquée car il n’y a aucune activité. Le loyer a été provisionné jusqu’en mars (location par la mairie). Nous avons très peu de rentrées d’argent donc les prochains mois vont être difficiles. On a accueilli une famille pour un décès, nous nous sommes adaptés en mettant en œuvre un protocole d’hygiène. Nous les avons fait manger dans leurs chambres.  

 

8) Pour finir, quel est votre coup de cœur du territoire et pourquoi ? Que conseillez-vous de visiter à vos clients tout proche de chez vous ?

Castelpanis, un site archéologique de cases-encoches situé à Assac. Ce site privé dont l’accès est difficile est ouvert depuis quelques année pour les journées du patrimoine. Les boiseries de Laclau dans l’église de Lacalm au Fraysse provoquent un « Waouh » assuré, il faut aller jeter un coup de d’œil.

Pour les clients, suivant ce qu’ils aiment je conseille de visiter des sites dans le Tarn et l’Aveyron, les Châteaux de Brousse-le-Châteaux, Coupiac, le méandre d’Ambialet, Albi.

 

 

#1 Portrait RésOT : Julie Saysset-Baudet

20/04/2020

 

 

 

Et si on en profitait pour apprendre à se connaître entre acteurs touristiques ? 

 

Le portrait de la semaine : Julie, directrice d’un hôtel-restaurant à deux pas d’Ambialet, un site historique cher à son cœur 

 

 

julie saysset baudet directrice hotel du pont ambialet

 

 

hotel restaurant du pont carte postale ancienne

Julie Saysset Baudet, 37 ans, hôtelière restauratrice dans le Tarn à Saint Cirgue pont d'Ambialet est une jeune femme tarnaise dynamique et passionnée qui vit à toute vitesse et pas qu’en période de haute saison touristique. Son accent chantant vous séduit de suite. De caractère fonceuse, c’est naturellement qu’elle envisage des projets et s'investit pour son territoire. Julie travaille au côté de son père, Jean-Pierre Saysset, dirigeant et chef du restaurant. Elle porte une histoire de famille sur ses épaules en étant la 7ème génération à l'Hôtel Restaurant du pont ! Aujourd’hui, l’établissement de charme est classé 3 étoiles, labellisé Logis de France, Cuisineries Gourmandes, composé de 18 chambres et propose une restauration traditionnelle élaborée uniquement avec des produits frais. Découvrez son portrait ! 

1) Quelle(s) activités exercez-vous ? Depuis longtemps ? Une histoire familiale ? Autre ?

Je dirige un hôtel restaurant familial, je m'occupe de la gestion de l'établissement, du service au restaurant, de la gestion hôtelière. J’y travaille auprès de mon père depuis 2007, l'hôtel restaurant du pont est une entreprise familiale depuis 7 générations (1870). C’était auparavant une auberge, avant même la création du pont qui a permis de relier les deux rives, St Cirgue et Ambialet. Les premiers propriétaires étaient Jean-Pierre et Rose Saysset.

 

2) Pourquoi habitez-vous ici ? 

J’habite juste à côté de l'hôtel restaurant. Je suis née ici, j'y ai grandi et j'en suis amoureuse. 

 

 

3) Depuis que vous exercez cette activité l'avez-vous développée ? 

A mon arrivée l'entreprise rencontrait quelques difficultés financières (redressement sur 10 ans). Aujourd'hui la situation est maîtrisée, nous avons même pu entamer des rénovations de modernisation de l'établissement avec l'installation d'un espace bien être cette année (sauna, jacuzzi, espace détente). 

 

4) Pourquoi il faut absolument venir ici, chez vous ? 

L'environnement est unique, au coeur de la nature, de la verdure et d’un site exceptionnel en bord de rivière. Venir ici c’est se ressourcer,  découvrir une gastronomie locale, une bonne table assurée et de préférence en terrasse d’où la vue est magique sur Ambialet.

 

5) Une/des spécialité(s) culinaire(s) en particulier ?

La poule Célestine aux olives, les ris d’agneau aux girolles fraîchement ramassées par Jean-Pierre.

 

6) Avez-vous un rôle "politique" ou une autre casquette localement (ou plusieurs) ? 

3 autres casquettes : vice-présidente de l'Office de Tourisme Vallée du Tarn et Monts de l'Albigeois, trésorière adjointe au bureau de la chambre des commerces et de l'industrie du Tarn et présidente du club hôtelier du Tarn. 

 

7) Portrait chinois pour mieux vous cerner : 

Couleur préférée : bleu 

Chanson : Laureen Hill « Everything is everything » 

Elément : eau 

Film/série : Le Grand Bleu 

Animal : chien 

hotel restaurant du pont ambialet saint cirgue

8) Comment vivez-vous cette période de confinement ?

Avons-nous le choix ? J'essaie de ne pas trop penser aux mois à venir afin de ne pas trop stresser. Beaucoup d'interrogations, l'activité va-t-elle reprendre suffisamment pour que nous arrivions à assumer financièrement ? Nous nous battrons pour que l'entreprise puisse survivre. 

 

9) L’Office de Tourisme anime un réseau d'acteurs touristiques divers et souhaite accompagner ceux en difficultés. Que pourrions-nous envisager comme système de solidarité ? (Dans le sens entraide du réseau).

La mise en place d'un blog ou autre support où on pourrait s’entraider entre professionnels, se donner des conseils, exposer nos problèmes, nos tracas, dans l'idée de ne pas se sentir isolé dans cette situation subie.

 

10) Pour finir, quel est votre coup de cœur du territoire et pourquoi ? Que conseillez-vous de visiter à vos clients sur le site d’Ambialet dont l’établissement est au pied ?

Mon coup de coeur  : le point de vue sur le prieuré d’Ambialet depuis la route de Valence d’Albigeois en descendant. Pour découvrir Ambialet de haut, aller derrière le cimetière, vous allez dominer la vallée et être le roi du monde !

Pour en savoir plus, regardez la vidéo réalisée en 2014 par Tarn Tourisme. 

D'autres portraits d'acteurs touristiques à venir....

En attendant, voici d'autres interviews : 

Ils vous parlent de leur expérience, ce qu’ils aiment, leurs envies.

Ils nous font partager leurs coups de coeur, leurs bons plans.

Ils vous racontent une belle histoire.

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